De la solitude

San Juan del Sur, Nicaragua
Novembre, 2007
Photo : Martín Juárez
On n’est jamais aussi seul que lorsque l’ont doit faire face à ses propres fantômes, a ses peurs, à ses souvenirs, et que l’on doit lutter contre eux. Personne ne peut venir nous porter secours, personne ne peut nous aider, car il s’agit d’un combat intime dans lequel on se bat contre soi-même. On a beau être entouré des gens qui nous apprécient, qui nous aiment, mais ils ne pourront jamais comprendre ce qui se passe à l’intérieur de nous, dans notre cœur, dans notre âme, dans notre esprit, car ce qui est finalement en jeu c’est toute une histoire, toute une vie, et dans ces moments-là, les mots ne suffisent pas, les mots perdent tout leur sens, parce qu’il y a des choses qui difficilement peuvent être dites. On est donc irrémédiablement seul dans son propre silence…
18/12/07 - 10:18
Seul certes. Mais du moins tu parviens à exprimer cette impossibilité. Vis à vis de F., tu partages donc tout de même ce poids, un peu, beaucoup, passionnemment...
Quand les maux sont là pour nous faire nous rencontrer nous-mêmes en effet, personne d'autre ne peut procéder à l'extraction du mal, à la guérison réelle.
Mais quand on se sent épaulé, alors il est possible de trouver les ressources pour ce grand voyage intérieur. Du moins je (te) le souhaite.
rv37