Nulle part
Lumière
Pochomil, Nicaragua
Avril, 2007
Je suis à Cali, mais je pourrais être à Dar es Salaam, à Paris, à Bamako ou à Managua, ce serait la même chose. Il y a cette sensation bizarre d’être nulle part, comme dans un non-lieu, loin de tout, de tous ; dans une prison où je serais mon propre geôlier, renfermé dans une cellule obscure où la lumière n’arrive pas. Ici, dans cet endroit, je flotte, mes pieds ne touchent pas la terre et je tourne en rond. Le monde extérieur n’existe pas. Je n’entends rien, je ne vois rien. Il n’y a que moi et mes fantômes, mes peurs, mes souvenirs. Il faut vivre avec eux, lutter contre eux jusqu’à ce que je trouve l’issue, cette petite fissure à travers laquelle un petit rayon de lumière puisse rentrer. Mais pour l’instant, il n’y a rien. Pas de sortie. Juste cette envie d’ouvrir les portes, les fenêtres et revenir sur terre.
15/12/07 - 12:45
Il faut vivre avec eux, ne pas leur donner plus de place qu'ils méritent. Ils ne cache pas l'issue; elle est à coté, pas derriere ni devant eux. Elle n'est pas masquée. Elle est là, tourne ton regard vers le ciel ou la terre, vers l'horizon.
argt75