séjour français VII
lundi, 16 juillet 2007
jour 9
Hier, vers 22 heures, nous arrivions à Bruxelles. Avec notre grosse valise, nos deux sacs à dos et le cartable de F., nous avons pris le métro pour descendre Place Sainte-Catherine où se trouve notre apart-hôtel. Nous avons déposé les valises et sommes sortis chercher de l’argent et faire quelques courses. Dans la rue, devant la banque où se trouvait le distributeur, un groupe de jeunes junkies demandait de l’argent aux passants. Je ne me souvenais pas d’avoir vu cela à Paris. D’un coup, c’est idiot, j’ai eu peur, je me suis senti un vrai étranger dans cette ville. Nous avons retiré de l’argent, et de retour, nous sommes passés par une épicerie pour acheter de quoi manger ce soir.
Ce matin, F. est parti tôt à son séminaire, moi, je suis resté à l’hôtel ; je ne suis sorti que pour faire des courses et chercher sans succès un salon de coiffure. Je n’aime pas faire le touriste et encore moins tout seul, je reste donc dans le studio toute la journée. Je me mets à écrire, j’essai de continuer ce journal, mais les mots ne viennent pas. Je décide donc d’écrire le texte que je avais proposé à G. pour notre exercice. L’idée c’est de raconter un souvenir d’enfance où les parents, ou l’un des deux, aient été mêlés. J’ai un souvenir douloureux qui ne n’a jamais quitté ; très vite, je l’écris, comme une décharge, comme un vomissement.
Le studio est très bien équipé : une kitchenette avec tout le nécessaire pour cuisiner et manger, une grande salle de bain, une table et deux chaises et le canapé lit que nous déplions le soir. Il y a aussi un téléphone avec un numéro privé et, rien que pour mon bonheur, une connexion adsl. On n’avait pas le câble pour se connecter, mais avec un dépôt de 5 euros, on nous en a prêté un à l’accueil. Je me connecte donc. Je réponds à quelques emails et ouvre le msn, mais il n’y a personne ; il est trop tôt là-bas.
Vers 19 heures, arrive F., laisse son cartable et repart car ses collègues, toutes des filles, l’attendent en bas pour aller prendre un pot ensemble. Il me demande de venir, mais je décline l’invitation ; depuis des années, nous avons décidé de ne pas mélanger son travail à notre vie de couple, et jusqu’à maintenant cela a très bien marché ; je ne vois pas pourquoi cela devrait changer maintenant. Il repart seul, mais au bout de quelques minutes, il revient. Les filles ne voulaient pas qu’il me laisse tout seul.
On se fait à manger : des pâtes avec du saumon fumé, accompagnées d’une bouteille de chardonay chilien. Après dîner, F. veut sortir, il a envie d’aller dans ces endroits obscurs où les hommes se rencontrent pour se soulager ; moi non, j’y ai perdu tout intérêt, et puis, de toutes façons, j’étais presque toujours en panne lorsque le moment décisif arrivait. Il part donc tout seul, moi je reste et me connecte sur internet, j’ouvre le msn.
la nuit
Il est là, le mec du t-shirt orange. Je lui dis bonjour, il me répond. Je lui dis qu’il me manque beaucoup. Il me dit que moi aussi, je lui manque. Je n’y crois pas. Il me dit que c’est vrai. Je lui dis qu’il ne sait pas combien il me manque, ce petit con. Il rit et me dit que moi aussi, je lui manque, malgré ses folies. J’aime ses folies, du petit con. Je lui avoue que j’ai bu pas mal de vin. Il se moque de moi, me dis que je suis un ivrogne. Je le déteste. Je suis un ivrogne sympathique, il me dit. Je lui manque ? Combien ? Comment ? Cela ne peut pas être expliqué, me dit-il, c’est juste un sentiment de vide. Je n’y crois pas. Il me demande de lui faire confiance, il n’a pas raison de me mentir. Mais il est parfois si distant. Tout le monde le lui dit, mais ce n’est pas son intention, il me dit. Je suis donc tout le monde ! Il m’explique que c’est un reproche que tout le monde lui fait, surtout les plus proches. Je suis donc un proche. Ça me plaît ; je souris.
Je veux l’embrasser. Je lui demande où veut-il que je le fasse. Où je veux, il me répond. Non, c’est à lui de choisir. Il décide que ce sera sur ses lèvres, mais le prochain, c’est à moi de choisir. Sur son oreille. Ca lui plaît ? Oui, ça lui plaît. Bien sûr. Tandis que je lui fais un bisou sur l’oreille, il me décoiffe, ensuite il m’embrasse le cou. Il me tue. Je lui fais un bisou sur le menton, j’enlève sa chemise et embrasse ses tétons. Il soupire. Veut-il que je continue ? Il veut bien. Je descends jusqu’à son nombril, je joue avec, je l’embrasse sur le ventre. Et lui, il fait quoi ? Il se mord les lèvres et touche mon dos, en me faisant des petites caresses. J’enlève son pantalon et le caresse à travers son slip. Cela devient chaud, me dit-il, et il est en cours ! Quelle importance ! Il veut que je continue. Je le caresse du gland jusqu’aux testicules. Il doit s’en aller, mais il peut rester encore un peu. Je le caresse sous son slip. Il tremble, il adore. J’enlève son slip et ma langue parcourt doucement son gland, d’un bout à l’autre. Il me prend par les bras et me tourne, il brise les schémas et va directement vers mon sexe en érection, il le touche, il me regarde et me déshabille, et là il décide de jouer un peu, d’abord, avec mes testicules, puis, n’en pouvant plus il doit le goûter, mon sexe. Ma langue va descendre jusqu’à ses testicules et va aller plus loin. Nous sommes en train de nous donner du plaisir mutuellement, c’est ce numéro si célèbre. Ma langue cherche son petit trou. Il gémit. J’aime. Ma langue va aussi loin qu’elle le peut, puis mon menton ; ensuite, ma langue cherche ses testicules encore une fois et parcourt son sexe en érection jusqu’au gland et là je dévore son sexe tout entier, jusqu’au fond. Il me prend des hanches pour faire un va-et-vient. Il adore le goût. Ma langue monte jusqu’à son nombril, puis, ses tétons, son cou, son menton, ses lèvres. Nous sommes l’un sur l’autre, sexe contre sexe, on s’embrasse les oreilles, le cou. Il me dit que c’est bon. Je lui demande de prendre l’initiative. Il prend alors mes hanches, m’embrasse derrière les jambes jusqu’à atteindre mon derrière qu’il dévore. Je lui demande de le bouffer, tout. Il ne croit pas pouvoir le supporter, il joue donc avec ses doigts. Je lui demande de le faire doucement. Bien sûr, me dit-il, pour qui je le prends ? Je lui dis que je préfère la langue aux doigts. Il ne peut plus attendre, il cherche une capote et la mets, il me regarde droit dans les yeux pour me demander ma permission. C’est bon, lui dis-je. Il me pénètre doucement. Oui, je veux qu’il entre en moi. Il commence à bouger ses hanches. Ensuite, il bouge plus rapidement, puis lentement, puis rapidement à nouveau. Il me tue. Je le veux en moi. Soudain, il arrête et il me dit qu’il doit s’en aller. Non, pas maintenant ! Il n’a plus de temps. On continuera la discussion un autre jour, me dit-il. Je suis déçu, mais je ne peux qu’accepter son départ. On s’embrasse. Avant de partir, il me dit d’aller me coucher. J’y vais car je veux continuer ce rêve, rester dans ce rêve dont je ne veux pas sortir, pas encore...
31/07/07 - 19:11
À propos du T-shirt orange : tortueux et tortureux.
Les chemins du sexe sont quelques fois tortueux et tortureux.
Tortueux como los caminos de las montañas. Tortureux ici c'est tourmenter vivement. Tourmenter vivement como los torrentes de las montañas. Un circo : http://
joelsud